J'écris les larmes aux yeux, j'ai tant de mal à te regarder partir du mauvais côté. Des secrets difficiles à porter, j'en ai déjà trop surmonté. Je fais celle qui vous écoute mais mes épaules ne suffisent plus. J'aimerai juste que tu cesses de faire le con, que t'arrêtes ces confrontations inutiles. Je ne connais que trop bien la souffrance d'une mère et d'un père qui perdent leur fils, d'une soeur qui perd son frère, épargne nous cette épreuve, toi qui sait mieux que quiconque tout ce qu'on a traversé. Je suis si jeune pourtant j'ai l'impression d'avoir tellement vécue. Dans quelques années la vie m'aura tellement endurcit que mon coeur deviendra de pierre, je ne serais que l'ombre de ce que je fut, insensible et perdue. Je les connais trop bien, ces sourires forcés, ces mensonges, ces excuses pour se persuader que tout va bien dans le meilleur des monde. La vie est une chienne, pourquoi tant d'épreuves, tant de larmes, tant de problèmes, pourquoi nous? Après tout, on a déjà donné, on le mérite autant que les autres, ce putain de bonheur qui trop souvent nous a effleuré sans jamais se pointer. On m'a volé mon insousciance trop tôt, je n'étais pas prête. Je bénit le ciel d'avoir eu des parents aussi exemplaires, droits, courageux dans les épreuves, toujours présents dans n'importe quelle situation. Je bénit le ciel de m'avoir envoyé un frère aussi attentionné, aussi présent pour moi malgrés les différents. Et dans le malheur, j'ai su trouver mon bonheur : La famille...
"Il serait temps que tu t'calmes, ou soit qu'on parle car aujourd'hui les parents craquent
A force de jouer avec tout ça t'as perdu tes principes
Mon frère, tu sais on a peur de t'perdre
T'as pas l'droit d'niquer la vie, nan, t'as pas le droit d'nous faire ça..."